LES ETOURNEAUX



Chaque année en cette saison notre ville est envahie par des colonies nombreuses d'étourneaux dont les riverains des allées, ainsi que les passants et les automobilistes, connaient les nuisances : fiente et cris. Evidemment on peut s'émerveiller devant l'esthétique du ballet aérien des vols immenses d'étourneaux qui à certains moments occupent la grande scène du ciel. Il existe deux espèces d'étourneaux, très voisines : l'étourneau sansonnet et l'étourneau unicolore. A Béziers il semble que ce soit l'étourneau sansonnet que nous ayons à faire. Son nom latin est sturnus vulgaris. Noir avec des reflets mordorés, ponctué de blanc et de fauve, il a plus de taches en hiver qu'en été. Bec jaune au printemps, la base est bleuâtre chez le mâle. La femelle à l'iris plus pâle que le mâle, les jeunes sont brun clair. Sa voix est très variée. Elle put imiter d'autre oiseaux et même les humains. D'ailleurs l'étourneau appartient à la famille des sturnidés dont les mainates sont aussi des représentants. Il mesure de 20 à 25 cm pour un poids d'environ 80 g. Il arrive de Scandinavie, d'Ecosse, de l'Est de l'Europe pour hiverner dans l'Europe de l'Ouest. Certaines bandes continuent jusqu'au Maghreb. Il est omnivore et si, dans la période de nidification, il est surtout insectivore, et donc plutôt utile aux agriculteurs, il peut devenir frugivore. Il est alors, dans sa zone d'hivernage, un véritable fleau pour les cultures. C'est notamment le cas en Tunisie où il ravage les oliveraies. On compte une ou deux pontes annuelles, la première ayant lieu en avril. L'étourneau niche dans la cavité d'un arbre, d'un bâtiment, d'un mur ou d'un rocher, dans l'ancien nid d'une autre espèce et même aussi dans un nid occupé, ne craignant pas d'en chasser les occupants légitimes. Les nichées sont de 4 à 6 oeufs, de 30 mm, couvés en 12-13 jours, les jeunes, nidicoles (c'est à dire qu'ils ne quittent le nid que lorsqu'ils savent voler), s'envolent à 20-22 jours. L'étourneau unicolore a un répertoire vocal plus riche que celui de son congénère l'étourneau sansonnet. Il est sédentaire en Espagne, Corse, Sardaigne et en Sicile.





Ballet aérien d’un vol d’étourneaux

Ah, d'où vient l'expression "ce n'est pas de la roupie de sansonnet" ? Eh bien ici le mot "roupie" n'a rien à voir avec l'unité de monnaie indienne ( ou d'autres pays d'Asie). Dans cette acception "roupie" signifie, c'est du vieux Français, "goutte au nez", "morve" !

Ajoutons à cette information : A St Jean de Bruel, dans l'Aveyron, on produit du pâté de sansonnet.


Article paru dans l'hérault du jour

Jacques Cros