Vraisemblablement
site celtique au IV siècle avant JC puis site gallo-romain
wisigothique et par la suite mérovingien et carolingien,
Cassan commence véritablement son histoire vers 1060.
Il ne s'agit ni d'un château ni d'une abbaye mais d'un
prieuré fondé par une petite communauté
de chanoines qui ont quitté le chapitre de Béziers,
alors en décadence. Ils vicent sour la règle
de Saint-Augustin. Cassan connut un essor exceptionnel de
1106 à 1121, grâce aux second Prieur, Guiraud,
devenu par la suite Saint-Guiraud. Il fait rebâtir l'église,
où prennent place des reliques dU Christ. Des pèlerins
malades affluent de toutes parts. Pour eux, on construit un
hôpital. Grâce à son rayonnement, Cassan
est choisi par les Trencavel, les plus puissants Seigneurs
du Languedoc, pour en faire à partir de 1167, leur
nécropole familiale. Au 13ème siècle,
le prieuré de Cassan est à la tête de
25 églises ou prieurés, ainsi que d'une immense
fortune foncière. Son rayonnement spirituel est considérable.
Du 14è au 17è siècle, Cassan connaît
une longue décadence : les guerres civiles d'abord,
puis la chute des vocations et le relâchement de la
discipline vont porter le nombre de chanoines de 80 à
5, lorsqu'un 1660, Cassan est rataché à la Congrégation
de France. Son nouveau prieur est François Fouquet,
frère du surintendant des finances de Louis XIV. Les
pères génovefains, issus de la maison mère
Sainte-Geneviève de Paris, remplacent les anciens chanoines,
et rendent à Cassan son premier éclat. Hélas
le Jansénisme et la philosophie des lumières
portent un coup décisif aux vocations monastiques.
Vers 1750, il ne reste plus à Cassan que huit chanoines.
C'est finalement ce faible effectif qui, laissant d'importants
exédents aux revenus considérables du monastère
en permet la reconstruction somptueuse, entreprise en 1754
par le dernier prieur, Pas de Beaulieu et confiée au
grand architecte de Montpellier, jean -Antoine Giral...
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pouvez consulter les dates et les prochains programmes sur
le site internet :
www.chateau-cassan.com